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Théâtre

Le tigre mange le zèbre et l'oiseau s'envole, effrayé

Toneelhuis, Benjamin Verdonck, Lucas van Haesbroeck

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Dans le droit fil de notallwhowanderarelost (2014) et Liedje voor Gigi (2018), Benjamin Verdonck crée une chorégraphie pour des personnages grandeur nature et un planétarium insolite fait de ruban adhésif, de cordelettes et de carton.
L’œuvre théâtrale de Benjamin Verdonck attribue depuis longtemps un rôle aux objets. Mais là où il faisait précédemment fonction de machiniste qui manipulait ces objets, formes et surfaces et leur donnait ensuite la parole à sa place, ce sont à présent ces objets qui revendiquent la scène et contestent le rôle de l’acteur.

un diorama
du monde entier
une grande boîte magique

le spectacle est une chanson triste
de l’être humain et des choses tout autour
même si la lune
(qui participe aussi)
reste passablement indifférente

oh! you shall see vat you shall see
Après avoir dû ranger le spectacle au lendemain de la première, contraints et forcés par le premier confinement, suit à présent une seconde première. Une résurrection qui rayonne dans tous les sens, qui toupille avec plus de frénésie et de fureur qu’auparavant.

Crédits

de

  • Benjamin Verdonck
  • Lucas van Haesbroeck

conception son

  • Lieven Stockx

dramaturgie

  • Sven Roofthooft
  • Leen Hammenecker

machinistes

  • Brian Doms
  • Diederik Suykens
  • Friedemann Koch
  • Lies Van Loock
  • Maarten Dockx
  • Ward Van Den Bossche

conception lumière

  • Lucas van Haesbroeck

gestion technique et productionelle

  • Diederik Suykens

production

  • Toneelhuis

coproduction

  • Theaterfestival Boulevard

avec le soutien de

  • Tax Shelter maatregel v/d Belgische Federale Overheid
  • Casa Kafka Pictures Tax Shelter

Toutes les dates

  1. jeudi 22 septembre 2022 — 20h00 — Bourlaschouwburg, Antwerpen
  2. jeudi 8 décembre 2022 — 20h00 — De Brakke Grond, Amsterdam
  3. vendredi 9 décembre 2022 — 20h00 — De Brakke Grond, Amsterdam
  4. samedi 17 décembre 2022 — 20h30 — Verkadefabriek, Den Bosch
  5. dimanche 18 décembre 2022 — 15h00 — Verkadefabriek, Den Bosch
  1. Annulé: jeudi 20 février 2020 — 20h00 — Bourlaschouwburg, Antwerpen
  2. samedi 22 février 2020 — 20h00 — Bourlaschouwburg, Antwerpen
  3. dimanche 23 février 2020 — 15h00 — Bourlaschouwburg, Antwerpen
  4. mardi 3 mars 2020 — 20h00 — 30CC, Leuven
  5. Annulé: mardi 17 mars 2020 — 20h00 — Bourlaschouwburg, Antwerpen
  6. Annulé: mercredi 18 mars 2020 — 20h00 — Bourlaschouwburg, Antwerpen
  7. Annulé: jeudi 19 mars 2020 — 20h00 — Bourlaschouwburg, Antwerpen
  8. Annulé: vendredi 20 mars 2020 — 20h00 — Bourlaschouwburg, Antwerpen
  9. Annulé: vendredi 3 avril 2020 — 20h00 — CC Ter Dilft, Bornem
  10. Annulé: jeudi 23 avril 2020 — 20h30 — Theater De Nieuwe Vorst, Tilburg
  11. Annulé: mardi 28 avril 2020 — 20h30 — Campo, Gent
  12. Annulé: mercredi 29 avril 2020 — 20h30 — Campo, Gent
  13. Annulé: vendredi 19 juin 2020 — 20h30 — Kaaitheater, Brussel
  14. Annulé: samedi 20 juin 2020 — 20h30 — Kaaitheater, Brussel
  15. jeudi 24 mars 2022 — 20h00 — Bourlaschouwburg, Antwerpen
  16. vendredi 25 mars 2022 — 20h00 — Bourlaschouwburg, Antwerpen
  17. samedi 26 mars 2022 — 20h00 — Bourlaschouwburg, Antwerpen
  18. dimanche 27 mars 2022 — 15h00 — Bourlaschouwburg, Antwerpen

Actualités sur ‘Le tigre mange le zèbre et l'oiseau s'envole, effrayé’

le tigre mange le zèbre et l'oiseau s'énvole, effrayé Article — 9 mai 2019

le tigre mange le zèbre et l'oiseau s'énvole, effrayé

nous vivons à une époque où l’être humain
exerce une influence déterminante sur
l’atmosphère, la lithosphère, la biosphère, la cryosphère, les océans, etc.
ce n’est pas pour rien que nous appelons cela l’anthropocène
l’époque où l’être humain sert de mesure et de pivot de toute chose

en même temps, nous prenons petit à petit conscience
que nous, les animaux et les choses
faisons partie d’un système hypercomplexe et vulnérable
qui une fois mis en déséquilibre complique considérablement
notre survie ici sur terre, voire la rend impossible

nous savons aussi
même si c’est difficile à concevoir
qu’en tant que telle, cette survie
n’a quasi aucune importance
dans un univers
qui selon toute vraisemblance
sera en expansion pendant quelques milliards d’années encore

comment donner une place aux êtres humains, aux animaux et aux choses qui m’entourent
comment leur offrir le droit d’exister, le droit à la parole
comment leur témoigner du respect
et comment situer cette relation dans un plus vaste ensemble

pour le tirer au clair
j’envisage
de créer un grand planétarium avec du ruban adhésif, du fil de fer et du carton
dans lequel, outre des étoiles et des planètes
fileront aussi quelques objets et animaux
et qui sait, peut-être brièvement un vrai être humain

car autrefois on pouvait sans trop d’effort
distinguer les actions de l’être humain
du reste
comme on peut oublier
le bâtiment et les coulisses dans un théâtre,
pour se concentrer sur l’intrigue

mais aujourd’hui, le décor, les coulisses,
l’arrière-scène, les cintres, tout le bâtiment
sont montés sur scène et dénient
son rôle à l’acteur principal

lentement on se rend compte
qu’on ne peut pas continuer de la sorte,
mais comment alors
car dans les limites de notre système actuel
prendre un autre chemin signifie
invariablement
reculer
et nous ne recueillerons pas beaucoup d’enthousiasme
avec la perspective d’une régression

peut-être
ne faut-il plus penser au progrès,
mais à quelque chose comme le bonheur

être ou ne pas être
telle est la question
est-il plus noble de souffrir de tout ce que nous inflige le destin cruel
ou de prendre les armes contre un océan de soucis
et d’y mettre fin en se battant

une grande boîte magique

avec à l’intérieur
une danse d’ouverture
un être humain un animal une chose
côte à côte
un animal une chose
une chose un être humain un animal
côte à côte
une dernière valse

une chambre, encore une chambre
un tunnel, une échappée, un trou
une porte
une porte aussi bien sûr
des volets qui s’ouvrent et se ferment,
des couleurs qui passent
des taches qui disparaissent
et des cordelettes, toujours des cordelettes

devenir une forme, une ligne, un point, une couleur
devenir changement
hésiter, démonter, recommencer
devenir plus petit
toujours plus petit
tout devenir

le spectacle s’intitule
le tigre mange le zèbre et l’oiseau s’envole, effrayé

le spectacle est une chanson triste
sur l’être humain à côté des choses à côté des animaux
et tout ce qu’il y a autour
même si tout cela laisse la lune et la grande ourse
(qui participent aussi)
passablement indifférentes

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